J'étais la plus heureuse, j'allais être maman.
Toutes les échos se passent a merveille, a chaque fois, il me dit le même, bébé est en pleine santé.
L'écho morphologique passée, les test de trisomie... négatifs, je me suis dit que maintenant le plus dur était passé.
Le 8 juillet 2006, je me réveille et encore rien, je lui dis : « c'est l'anniversaire de papa aujourd'hui, tu vas lui faire une surprise ». Je ne pensais pas si bien dire, voilà que je sens mon ventre qui se tend au bout d'une demi heure... Je me dis que ça arrive bien souvent, sans m'inquiéter, je regarde les minutes. Contractions toutes les 4 minutes, j'attends un peu et vu qu'elles commençaient à devenir tout doucement douloureuses, je prends une douche, on prend les valises et hop, direction maternité. Arrivé la-bas vers 15h, j'avais déjà 5cm et demi de dilatation. l'infirmière me branche le monito pendant au moins une demi heure, impeccable, rien a signaler. Elle m'emmène dans le bain de dilatation et fait couler l'eau. Je souffrais énormément mais me sentais un peu mieux. Elle écoute le c½ur et me dit que je ne dois pas m'inquiéter pour mon bébé, qu'il est en bonne santé, il va bien, c'est pour moi que je dois m'en faire et respirer car ça va très vite, que c'est comme si j'accouchais du troisième enfant. Il est alors 19h15. Je dis à mon bébé : « courage, encore deux petites heures et tu seras dans les bras de maman mon coeur» et il m'a donné deux coups de pieds... ce sera les derniers. Elle me met un genre de micro sur le ventre pour écouter les battements du c½ur du petit et là... plus rien. Les petits coups de pieds étaient des appels au secours, des aurevoirs, et non pas des coups de contentements comme il le faisait toujours quand je lui parlais. Elle me fait sortir du bain sans me dire pourquoi donc j'ai pris tout mon temps, vu qu'en plus, j'avais des contractions toutes les 30 secondes et j'étais à 7cm et demi de dilatation, elle réécoute, appelle sa collègue, je les vois s'énerver, paniquer autour de moi toujours sans rien me dire et tout d'un coup dire : salle d'opération d'urgence pour césarienne. Pour moi, c'est comme ci on m'assommait, je me mets à pleurer, a crier, a hurler, qu'on sauve mon bébé, vite, vite. On m'emmène en salle d'op. et mon homme n'a pas pu venir avec moi, je criais pour qu'il m'accompagne, je le voyais pleurer, être complètement perdu et ensuite s'écrouler à terre. Arrivée en salle d'op, j'hurlais :« mon bébé, mon bébé, sauvez mon bébé ! » il fallait seulement m'endormir car j'avais pas fait de péridurale, ça m'a semblé si long, une éternité. A 19h45, le petit est né, inconscient, ils l'ont réanimé 2 fois, fait 3 piqûres dans le c½ur...
Je me suis réveillée bcp plus tôt que prévu et la première chose que j'ai crié est « mon bébé, je veux voir mon bébé »et j'ai enfin pu voir mon enfant avant qu'il ne parte d'urgence pour tivoli. Il était beau, parfait, pas de défauts il était si magnifique, il faisait 3k200 et 54cm.
Les medecins m'ont dit qu'il avait le cordon écrasé autour de son épaule, et mon ventre a cause des contractions,l'ecrasait au fur et a mesure, ce qui lui a fait manquer d'oxygène. Il a été en souffrance f½tale aigüe, inhalation importante de liquide amniotique méconial aussi. Ils ont examinés mon dossier dans tout les sens. Il ne comprennent pas comment ça a pu aller aussi vite.
Dans l'ambulance, Matthéo a fait des convulsions.
Le lendemain matin, a 5h, on m'a téléphoné en me disant que son état se dégradait et nous sommes allés le voir. J'ai fais 70 km en ambulance alors que j'étais intransportable. Pour mon bébé, j'aurais fait n'importe quoi. Arrivée la bas, je l'ai tenu dans mes bras, j'ai pleuré, je l'ai embrassé, touché... j'étais perdue, je voyais mon petit bonhomme si beau, je le touchais enfin après 9mois d'attente, l'avait dans mes bras mais je savais que c'était également pour la dernière fois. Les médecins m'ont dit que son cerveau était très endommagé, que s'il se réveillait, il restera fort handicapé à vie, une petite plante qui n'aurait jamais marché, jamais parlé, il n'y avait aucune chance. On leur a donné l'autorisation de débrancher, pour son bonheur, pour qu'il soit heureux. il est décédé à 11h15. Le monde s'est écroulé autour de moi car j'avais encore espoir qu'il vive.
J'étais anéantie, c'était l'horreur. Ca aurait du être le plus beau jour de ma vie et ça a été le pire. Son papa a eu le plus beau et plus moche cadeau d'anniversaire de toute sa vie. Beau car il a enfin vu le visage de l'amour.
Toutes les échos se passent a merveille, a chaque fois, il me dit le même, bébé est en pleine santé.
L'écho morphologique passée, les test de trisomie... négatifs, je me suis dit que maintenant le plus dur était passé.
Le 8 juillet 2006, je me réveille et encore rien, je lui dis : « c'est l'anniversaire de papa aujourd'hui, tu vas lui faire une surprise ». Je ne pensais pas si bien dire, voilà que je sens mon ventre qui se tend au bout d'une demi heure... Je me dis que ça arrive bien souvent, sans m'inquiéter, je regarde les minutes. Contractions toutes les 4 minutes, j'attends un peu et vu qu'elles commençaient à devenir tout doucement douloureuses, je prends une douche, on prend les valises et hop, direction maternité. Arrivé la-bas vers 15h, j'avais déjà 5cm et demi de dilatation. l'infirmière me branche le monito pendant au moins une demi heure, impeccable, rien a signaler. Elle m'emmène dans le bain de dilatation et fait couler l'eau. Je souffrais énormément mais me sentais un peu mieux. Elle écoute le c½ur et me dit que je ne dois pas m'inquiéter pour mon bébé, qu'il est en bonne santé, il va bien, c'est pour moi que je dois m'en faire et respirer car ça va très vite, que c'est comme si j'accouchais du troisième enfant. Il est alors 19h15. Je dis à mon bébé : « courage, encore deux petites heures et tu seras dans les bras de maman mon coeur» et il m'a donné deux coups de pieds... ce sera les derniers. Elle me met un genre de micro sur le ventre pour écouter les battements du c½ur du petit et là... plus rien. Les petits coups de pieds étaient des appels au secours, des aurevoirs, et non pas des coups de contentements comme il le faisait toujours quand je lui parlais. Elle me fait sortir du bain sans me dire pourquoi donc j'ai pris tout mon temps, vu qu'en plus, j'avais des contractions toutes les 30 secondes et j'étais à 7cm et demi de dilatation, elle réécoute, appelle sa collègue, je les vois s'énerver, paniquer autour de moi toujours sans rien me dire et tout d'un coup dire : salle d'opération d'urgence pour césarienne. Pour moi, c'est comme ci on m'assommait, je me mets à pleurer, a crier, a hurler, qu'on sauve mon bébé, vite, vite. On m'emmène en salle d'op. et mon homme n'a pas pu venir avec moi, je criais pour qu'il m'accompagne, je le voyais pleurer, être complètement perdu et ensuite s'écrouler à terre. Arrivée en salle d'op, j'hurlais :« mon bébé, mon bébé, sauvez mon bébé ! » il fallait seulement m'endormir car j'avais pas fait de péridurale, ça m'a semblé si long, une éternité. A 19h45, le petit est né, inconscient, ils l'ont réanimé 2 fois, fait 3 piqûres dans le c½ur...
Je me suis réveillée bcp plus tôt que prévu et la première chose que j'ai crié est « mon bébé, je veux voir mon bébé »et j'ai enfin pu voir mon enfant avant qu'il ne parte d'urgence pour tivoli. Il était beau, parfait, pas de défauts il était si magnifique, il faisait 3k200 et 54cm.
Les medecins m'ont dit qu'il avait le cordon écrasé autour de son épaule, et mon ventre a cause des contractions,l'ecrasait au fur et a mesure, ce qui lui a fait manquer d'oxygène. Il a été en souffrance f½tale aigüe, inhalation importante de liquide amniotique méconial aussi. Ils ont examinés mon dossier dans tout les sens. Il ne comprennent pas comment ça a pu aller aussi vite.
Dans l'ambulance, Matthéo a fait des convulsions.
Le lendemain matin, a 5h, on m'a téléphoné en me disant que son état se dégradait et nous sommes allés le voir. J'ai fais 70 km en ambulance alors que j'étais intransportable. Pour mon bébé, j'aurais fait n'importe quoi. Arrivée la bas, je l'ai tenu dans mes bras, j'ai pleuré, je l'ai embrassé, touché... j'étais perdue, je voyais mon petit bonhomme si beau, je le touchais enfin après 9mois d'attente, l'avait dans mes bras mais je savais que c'était également pour la dernière fois. Les médecins m'ont dit que son cerveau était très endommagé, que s'il se réveillait, il restera fort handicapé à vie, une petite plante qui n'aurait jamais marché, jamais parlé, il n'y avait aucune chance. On leur a donné l'autorisation de débrancher, pour son bonheur, pour qu'il soit heureux. il est décédé à 11h15. Le monde s'est écroulé autour de moi car j'avais encore espoir qu'il vive.
J'étais anéantie, c'était l'horreur. Ca aurait du être le plus beau jour de ma vie et ça a été le pire. Son papa a eu le plus beau et plus moche cadeau d'anniversaire de toute sa vie. Beau car il a enfin vu le visage de l'amour.